Kurt Cobain
“E la verità è che non c’è verità, che nessuno se ne va mai per davvero e nessuno resta per sempre.”
Sur le Trocadero,
pour un moment en trop,
on brûle des oripeaux,
piétine des idéaux.
Ce sont nos fils, à l’eau,
ils jouaient au Lego
ils voulaient des Zorro,
des rires, des frères, du beau.
Je pleure Oxmo Puccino
et Victor Hugo.
Les yeux de Mars sont clos,
disparaissent les héros.
Certains y verront le hasard, une ancienne victoire ou une anecdote d’un autre temps, d’autres se laisseront emporter par la palette du possible et partiront au-delà des mers, vers un territoire qui n’a pas de nom.
Vanessa Paradis by Karim Sadli
“WHAT’S WRONG WITH YOU MARLON ?”
Je quitte la route du quidam et rentre dans mon chemin de différences, rempli d’incertitudes mais aux promesses vertigineuses d’épanouissement.
Henri Bergson - Le rire
“Between nature and us, what do I say? Between us and our own consciousness, a veil is interposed, a thick veil for the common people amongst us, and a light veil, almost transparent, for the artist and the poet. What fact has woven this veil? Was it by malice or by friendship?”
Elle a un regard émeraude et des plumes bleues et jaunes qui pendent des oreilles, ses pieds sont nus, ses mains sont fines et noires, sa robe est longue et rouge. Elle semble sortir d’un bar enfumé de Buenos Aires. Elle a la grâce animale d’une danseuse de tango mais elle n’est que de passage et elle le sait, ça se voit. Elle s’approche lascivement et embrasse sa jumelle. Elle s’appelle Athéna et c’est l’aînée, d’une minute, comme elle me le dira plus tard.
// Angela Davis
ARNAUD FLEURENT-DIDIER : France Culture
“Pas de sagesse de famille, pas d’histoires pour faire dormir les enfants,
pas d’histoires pour faire rêver les grands.”
Il n’est plus là et ne reviendra jamais, c’est immuable. Son existence a désormais une connotation surannée. La victoire est amère. Le temps a recouvert mon enfance de films opaques.
Il y a des moments qui lèvent le voile sur la réalité. J’en ai rencontré un hier. Les derniers instants glissaient à l’horizon, l’obscurité s’immisçait à la lumière, et l’évidence prenait un air insolent. Le verbe ‘exister’ ne se conjugue jamais au passé.
C’est l’histoire de notre révolution et de ses laissés pour compte, ceux qui n’auront ni médaille, ni honneur, les anonymes tombés au champ de bataille en étouffant la braise de leurs mains. ceux dont les voix se sont élevées au-dessus des requiem et des amen, les visionnaires des temps modernes. C’est du sang et de la fureur. C’est la nuit et le brouillard. C’est un ticket de première classe pour ces plateaux arides et ces mornes plaines balayés par le tourment des actions mortes avant d’avoir respirées. C’est la mort en guenille, dans un feu d’artifice d’illusions qui en avaient assez de se perdre. C’est l’orage puis l’arc en ciel. C’est le plein soleil et les yeux qui plissent. C’est le sourire des renaissances. C’est l’apparition onirique d’un horizon. C’est notre histoire.
Silvana Mangano , née le 21 avril 1930 à Rome et décédée le 16 décembre 1989 à Madrid.
“Il fascismo si cura leggendo, Il razzismo si cura viaggiando.” —
Miguel De Unamuno